Trois des quatre mégapoles chinoises de premier rang (Tier-1) — Shanghai, Canton (Guangzhou) et Shenzhen — ont dévoilé un assouplissement d'ampleur des restrictions à l'achat de logements résidentiels, marquant l'intervention municipale coordonnée la plus vigoureuse depuis que les dirigeants chinois se sont engagés cette semaine à stopper le repli du marché immobilier. Ces nouvelles directives réduisent les apports hypothécaires requis, raccourcissent les conditions de résidence et allègent la fiscalité des transactions.

Prenant l'initiative la plus audacieuse parmi les grandes métropoles, la municipalité de Canton a annoncé l'abolition complète de toutes les restrictions d'achat de logements dans l'ensemble de ses districts à compter de lundi. Désormais, ni les ménages disposant d'un permis de résidence local (hukou) ni les acheteurs non résidents ne seront soumis à un plafond sur le nombre de biens acquis.

Shanghai et Shenzhen réduisent les apports et les seuils de résidence

La Commission municipale du logement et du développement urbain-rural de Shanghai a publié un plan en sept points applicable dès le 1er octobre. La capitale économique abaisse l'apport minimum pour un premier prêt immobilier commercial à 15 % et ramène celui d'un second logement de 35 % à 25 % — voire 20 % dans les zones périurbaines comme Lingang et Jiading. En outre, la durée de cotisation fiscale ou sociale requise pour les résidents sans hukou local passe de trois ans à un an seulement.

Quelques heures plus tard, la métropole technologique de Shenzhen a adopté des mesures similaires en fixant l'apport minimum à 15 % pour un premier logement et à 20 % pour un second. Shenzhen a supprimé toute exigence de cotisation sociale pour les acheteurs extérieurs dans les districts périphériques tels que Bao'an et Longgang, et l'a ramenée de trois ans à un an dans les districts centraux de Futian et Nanshan.

“L'assouplissement coordonné sur les marchés métropolitains de premier rang vise à libérer la demande latente d'amélioration de l'habitat, à stabiliser les prix immobiliers et à restaurer la confiance financière des ménages.”

Allègements fiscaux et soutien monétaire de la banque centrale

Pour fluidifier le marché de l'ancien et permettre aux propriétaires d'acquérir des logements plus spacieux, Shanghai et Shenzhen ont ramené de cinq à deux ans la durée minimale de détention ouvrant droit à l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) lors de la revente.

Ces annonces municipales viennent appuyer le plan de relance de la Banque populaire de Chine (PBOC), qui prévoit notamment une baisse moyenne de 50 points de base des taux d'intérêt sur les prêts immobiliers existants à l'échelle nationale, représentant une économie annuelle estimée à 150 milliards de yuans (21,4 milliards de dollars) pour 50 millions de foyers.

Sources