Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a prononcé le 24 septembre 2026 un discours d'une rare virulence devant la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. Dénonçant l'incapacité criante du Conseil de sécurité à stopper les massacres de civils dans la bande de Gaza et la pluie de bombes s'abattant sur le Liban, le dirigeant d'Ankara a accusé l'ONU d'avoir failli à sa mission historique.
Brandissant des clichés montrant des zones résidentielles détruites, Erdoğan a établi un parallèle historique marquant avec la passivité des chancelleries européennes dans les années 1930. Il a déploré que le soutien diplomatique inconditionnel de certaines puissances occidentales accorde une impunité totale aux opérations militaires israéliennes.
Réquisitoire contre l'inertie onusienne et appel à des sanctions coercitives
Interpellant directement les membres permanents du Conseil de sécurité, Erdoğan a demandé quel bilan humain fallait-il atteindre pour que soient enfin appliquées les mesures de contrainte prévues par le Chapitre VII de la Charte de l'ONU. Il a estimé que Gaza était devenu le plus vaste cimetière d'enfants et de valeurs universelles de la planète.
Évoquant l'extension du conflit vers le Liban, le président turc a fermement condamné les frappes aériennes sur Beyrouth et les villages du sud, insistant sur le fait que la souveraineté libanaise ne pouvait être bafouée sous couvert de légitime défense.
“Le système des Nations Unies s'effondre sous le poids de sa propre inaction. À Gaza, ce ne sont pas seulement des enfants qui meurent ; c'est le système international tout entier qui agonise avec eux.”
Réforme structurelle du Conseil de sécurité et défense de la souveraineté
Réaffirmant sa célèbre formule selon laquelle 'le monde est plus grand que cinq', Erdoğan a réclamé une refonte intégrale de la gouvernance onusienne, exigeant la suppression du droit de veto et un élargissement démocratique de la représentation des pays du Sud.
Il a conclu en réitérant l'impératif d'un cessez-le-feu immédiat, de l'acheminement massif de secours humanitaires et de la reconnaissance pleine et entière d'un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967.




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