Plus de 130 chefs d'État et de gouvernement se sont rassemblés vendredi au siège de l'Organisation des Nations Unies à New York à l'occasion de l'ouverture du Sommet de l'avenir. En préambule à l'Assemblée générale annuelle, cette rencontre internationale entend surmonter la paralysie diplomatique et adapter la gouvernance planétaire au XXIe siècle.

L'événement est articulé autour de l'adoption solennelle du 'Pacte pour l'avenir', un document programmatique de 56 engagements majeurs négocié sous la houlette conjointe de l'Allemagne et de la Namibie, adossé au Pacte numérique mondial et à la Déclaration sur les générations futures.

Un plan d'action d'envergure pour relancer la coopération internationale

Le secrétaire général António Guterres a ouvert les débats en alertant sur la gravité sans précédent des fractures internationales, soulignant les ravages des conflits armés, l'emballement climatique et l'absence de régulation des technologies de rupture.

Le Pacte numérique mondial constitue l'un des piliers les plus novateurs de l'accord en posant les premières balises multilatérales de gouvernance de l'intelligence artificielle, prévoyant notamment la mise sur pied d'un Groupe scientifique international sur l'IA inspiré du GIEC.

“Nous ne pouvons pas préparer l'avenir de nos petits-enfants avec un système bâti par nos grands-parents. Ce sommet est une chance unique de refonder le multilatéralisme.”

Régulation éthique de l'IA et réforme financière mondiale

Le texte consacre également la nécessité impérieuse d'élargir le Conseil de sécurité de l'ONU pour combler la sous-représentation historique de l'Afrique et d'adapter le Fonds monétaire international aux impératifs de financement des pays du Sud.

Le président de l'Assemblée générale Philémon Yang a salué la conclusion des négociations, permettant l'adoption d'un compromis mondial malgré les ultimes réticences de certaines délégations.

Sources