Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a annoncé mercredi que le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, António Guterres, était déclaré persona non grata en Israël et désormais interdit d'entrée sur le territoire national, scellant une rupture diplomatique spectaculaire.

Le chef de la diplomatie israélienne a justifié cette sanction en accusant le haut dirigeant onusien de ne pas avoir condamné nommément et sans équivoque la République islamique d'Iran après le tir d'environ 180 missiles balistiques sur des zones urbaines israéliennes mardi soir.

Bannissement sans précédent du chef de l'ONU par la diplomatie israélienne

Dans sa réaction initiale, M. Guterres avait fustigé l'élargissement du conflit au Proche-Orient marqué par une escalade permanente, appelant à un cessez-le-feu immédiat. Il a toutefois clarifié sa position quelques heures plus tard en condamnant explicitement l'agression iranienne lors d'une session d'urgence du Conseil de sécurité.

Cette mesure d'exclusion constitue un événement rarissime dans les annales diplomatiques modernes, aucun État membre n'ayant jamais appliqué un tel statut de belligérance administrative à l'encontre d'un secrétaire général en exercice.

“Quiconque ne peut condamner sans équivoque l'attaque odieuse de l'Iran contre Israël ne mérite pas de fouler le sol israélien.” — Israël Katz, Ministre des Affaires Étrangères d'Israël

Vague de réprobation internationale et soutien du Conseil de sécurité

L'initiative israélienne a suscité de vives réprobations à travers les capitales mondiales. Les quinze pays membres du Conseil de sécurité, y compris les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont réaffirmé leur confiance indéfectible dans le mandat du secrétaire général.

Les observateurs soulignent que cette mise au ban risque de compliquer dramatiquement l'acheminement des secours humanitaires dans la bande de Gaza et au Liban, tout en compromettant les canaux diplomatiques essentiels.

Frequently Asked Questions

Pour quel motif Israël a-t-il déclaré António Guterres persona non grata ?

Israël lui reproche de ne pas avoir dénoncé nommément l'Iran dans sa première réaction aux tirs de missiles.

Quelle a été la position du Conseil de sécurité face à cette interdiction ?

Les quinze membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé leur soutien plein et entier à António Guterres.

Sources