Le film coup de poing 'The Substance', second long-métrage de la réalisatrice française Coralie Fargeat, a investi vendredi les salles de cinéma du monde entier sous la bannière du distributeur MUBI, marquant l'un des événements cinématographiques les plus singuliers et audacieux de l'année.
Couronnée du Prix du Scénario lors du dernier Festival de Cannes après avoir provoqué une onde de choc sur la Croisette, cette œuvre de 'body horror' féministe offre à Demi Moore l'opportunité d'une prestation magistrale, unanimement célébrée par la critique internationale.
Une fable horrifique féroce contre le jeunisme hollywoodien
L'actrice américaine y campe Elisabeth Sparkle, ancienne gloire déchue qui anime une émission d'aérobic télévisée avant d'être brutalement limogée le jour de son cinquantième anniversaire par un producteur machiste incarné par Dennis Quaid.
Pour échapper au néant social, elle s'injecte une substance clandestine miraculeuse qui génère par division cellulaire un avatar jeune et parfait nommé Sue, incarné par Margaret Qualley. Le pacte impose une alternance stricte d'une semaine par corps, dont les dérives entraînent des déformations monstrueuses.
“Je voulais explorer la violence que les femmes s'infligent à elles-mêmes pour correspondre à un modèle inatteignable. Demi Moore a plongé dans cette noirceur avec un courage inouï.”
La renaissance artistique fulgurante de Demi Moore
Évoquant l'univers organique de David Cronenberg, Coralie Fargeat recourt à des effets spéciaux pratiques spectaculaires pour fustiger la haine de soi et la terreur du vieillissement inoculées aux femmes par une société obsédée par la jeunesse éternelle.
Diffusé dans plus de 2 000 salles, 'The Substance' propulse Demi Moore au premier rang des prétendantes légitimes pour la prochaine saison des récompenses hollywoodiennes.




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